L’intégration des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans le domaine éducatif est en
plein essor1 et génère des démarches en particulier le développement de sites Web pédagogiques.
Le « e-learning » définit tout dispositif de formation qui utilise un réseau local, étendu ou Internet pour diffuser,
interagir ou communiquer. Ce qui inclut l’enseignement à distance en environnement distribué et l’accès à des
ressources par téléchargement ou en consultation sur le Net. Il peut faire intervenir des outils synchrones2 ou
asynchrones, des systèmes tutorés, des systèmes à base d’auto-formation, ou une combinaison des éléments
évoqués.
Comme toute forme d’enseignement à distance, le « e-learning » n’a pas besoin de salles de classes. C’est un
processus d’apprentissage dans lequel il n’y a pas présence physique du professeur. L’apprentissage est synchrone
si l’élève suit à distance un cours qui a lieu au même moment ou participe à un « chat » dont l’objet est
l’approfondissement de notions à acquérir (classe virtuelle). L’apprentissage est asynchrone si l’élève peut
accéder à des cours ou à des ressources pédagogiques au moment qu’il lui convient, compte tenu de ses contraintes
d’emploi du temps (cas des étudiants qui travaillent, qui voyagent ou qui ont des contraintes domestiques).
Depuis des mois, le « e-learning », classe à distance sur internet, se met progressivement en place à l’école et
l’université privées au Liban pour sauver l’année scolaire et universitaire de près d’un million et demi d’élèves et
étudiants.
La connexion internet est loin d’être parfaite et la technique pas assez performante. Depuis la fermeture forcée
des écoles et universités pour cause de coronavirus, le 29 février 2020, un seul mot d’ordre3 désormais,
l’apprentissage à distance et en ligne. C’est la seule alternative à la présence physique dans les salles de classe,
jusqu’à la fin de la pandémie. À la condition certes d’avoir un ordinateur et une connexion internet ou, au pire,
un téléphone portable connecté.
« Avant le coronavirus, notre établissement utilisait déjà une plateforme qui régulait la vie scolaire, permettait de
communiquer avec les parents et d’envoyer aux élèves des fiches de révision en cas de fermeture, explique Maria
Pascalides, professeure d’histoire-géographie dans les classes complémentaires au sein d’un collège francophone
privé. Mais depuis que s’est installée la pandémie, nous avons l’obligation d’en faire plus et de transmettre aux
élèves de nouvelles notions. » Ainsi, l’enseignante envoie des liens, des documents, des photos et des exercices
aux élèves. À leur tour, ces derniers envoient leur travail qui sera noté. Mais pour le moment, elle n’a pas encore
recours aux classes virtuelles en direct avec ses élèves, ni même aux vidéos. « Ce n’est pas évident. » D’une part,
« les élèves, malgré leur familiarité avec les réseaux sociaux, ne parviennent pas à utiliser correctement les
outils », d’autre part, elle reconnaît que « le système scolaire a été bousculé ».
D’un établissement à l’autre, les expériences diffèrent. Certains préparent la transition depuis le 17 octobre, date
du début du soulèvement populaire contre la classe politique libanaise. D’autres n’ont rien changé à leurs
habitudes, poursuivant la méthode classique d’apprentissage. Ce qui détermine la capacité d’adaptation des élèves
et le degré d’anxiété de leurs parents.
L’apprentissage en ligne est-il aussi bon que celui en présentiel ?
Jamil chaaban,28 janvier 2021

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